La Calabre occupe la pointe de la botte italienne, séparée de la Sicile par les trois kilomètres du détroit de Messine. Les Italiens l'appellent Calabria. C'est la région d'Italie continentale qui reçoit le moins de visiteurs étrangers, et celle où l'on trouve encore des plages vides en juin, des villages entiers à 900 €/m² et une montagne enneigée à quarante minutes de la mer.
Météo en cours de chargement…
La Calabre en bref
Coincée entre la mer Tyrrhénienne à l'ouest et la mer Ionienne à l'est, la Calabre est d'abord une région montagneuse. Trois massifs la traversent du nord au sud, le Pollino, la Sila et l'Aspromonte, et laissent à peine une bande côtière habitable de chaque côté. C'est ce relief qui explique tout le reste : les villages perchés, la faible densité, les routes lentes et la survivance de minorités linguistiques que le reste du pays a perdues.
- Nom italien
- Calabria
- Chef-lieu
- Catanzaro
- Plus grande ville
- Reggio de Calabre
- Habitants
- ≈ 1,8 million
- Superficie
- 15 222 km²
- Côtes
- ≈ 780 km
- Provinces
- Catanzaro, Cosenza, Crotone, Reggio, Vibo Valentia
- Parcs nationaux
- 3 : Sila, Pollino, Aspromonte
Un point d'administration qui surprend souvent : le chef-lieu régional est Catanzaro, une ville moyenne posée sur une crête au centre de la région, alors que la plus grande et la plus connue est Reggio de Calabre, tout au sud, face à la Sicile. Les deux aéroports utiles sont Lamezia Terme, au centre, qui concentre les vols saisonniers depuis la France, et Reggio. Notre panorama des régions d'Italie replace la Calabre parmi ses voisines.
Est-ce que la Calabre est dangereuse ?
La question revient à chaque fois, et la réponse est non, pas pour un voyageur. La réputation de la région vient de la 'ndrangheta, dont l'activité porte sur les trafics et les marchés publics, pas sur les touristes. Dans les faits, les statistiques de vols et d'agressions y sont plus basses qu'à Rome, Milan ou Naples, et les villages de l'intérieur comptent parmi les endroits les plus tranquilles du pays. Les précautions utiles sont celles de n'importe quelle côte méditerranéenne : rien de visible dans la voiture, attention aux affaires sur les plages fréquentées.
Que visiter en Calabre : les incontournables
La région est longue, environ 250 kilomètres du nord au sud, et les routes de montagne allongent tout. Voici les étapes qui reviennent, avec le temps qu'elles demandent réellement.
| Lieu | Ce qu'on y trouve | Durée |
|---|---|---|
| Tropea | Vieille ville sur une falaise de 60 m, sanctuaire Santa Maria dell'Isola, plage en contrebas | 1 à 2 jours |
| Scilla | Château Ruffo sur son rocher et Chianalea, le quartier de pêcheurs les pieds dans l'eau | Une demi-journée |
| Le massif de la Sila | Parc national, forêts de pins larici, trois lacs d'altitude et neige en hiver | 2 à 3 jours |
| Reggio de Calabre | Les bronzes de Riace au Musée archéologique, et le front de mer face à l'Etna | 1 jour |
| Capo Vaticano | Criques de granit et eau transparente, les meilleurs fonds de la côte ouest | 1 à 2 jours |
| Gerace | Village médiéval perché à 500 m, cathédrale normande, l'une des mieux conservées du Sud | Une demi-journée |
| Le Castella | Forteresse aragonaise sur un îlot relié par une langue de sable, côté ionien | 2 heures |
| Stilo | La Cattolica, église byzantine du Xe siècle à cinq coupoles, accrochée au mont Consolino | Une demi-journée |
| Le Pollino | Le plus vaste parc national d'Italie, canyons du Raganello et pins loricati | 2 jours et plus |
| Rossano | Le Codex Purpureus classé par l'UNESCO et le musée de la réglisse Amarelli | Une demi-journée |
Le minimum vital, pour un premier séjour, tient en trois arrêts. Tropea, parce que la silhouette du sanctuaire sur son rocher est la seule image que la région ait vraiment exportée. Les bronzes de Riace à Reggio, parce qu'il n'existe rien de comparable ailleurs. Et une journée dans la Sila, qui suffit à faire comprendre que la Calabre n'est pas qu'une côte. Le détail de chacun suit.
Réserver ses visites en Calabre
Trois formats se réservent utilement à l'avance ici. Les sorties en bateau depuis Tropea vers les criques de Capo Vaticano, qui dépendent de la météo et partent complètes en août. La visite guidée du Musée archéologique de Reggio, sans laquelle les bronzes de Riace restent deux belles statues sans contexte. Et les excursions vers les villages grecaniques de l'Aspromonte, Bova et Pentedattilo, difficiles à atteindre sans chauffeur.
Tropea
Tropea est l'image que la Calabre envoie au monde, et pour une fois la photo ne ment pas. La vieille ville tient sur une falaise de grès d'une soixantaine de mètres, avec les maisons posées au bord du vide et la plage juste en dessous. Devant, le rocher de Santa Maria dell'Isola porte un sanctuaire bénédictin qu'un escalier de cinquante marches taillé dans la roche permet d'atteindre. C'était une île jusqu'à ce que les sédiments la rattachent à la côte.
En haut, le corso Vittorio Emanuele traverse la vieille ville jusqu'au Belvedere, la terrasse d'où l'on voit le Stromboli fumer à l'horizon par temps clair. La cathédrale normande du XIIe siècle conserve deux bombes américaines de 1943 qui n'ont pas explosé, exposées telles quelles dans la nef. Le revers de la médaille tient en une phrase : Tropea compte à peine 6 000 habitants et reçoit des milliers de visiteurs par jour en août. Venez en juin ou en septembre, ou dormez à Parghelia, à quatre kilomètres.

Tropea, dont la vieille ville tient tout entière sur la falaise.
Scilla et le détroit de Messine
Scilla est le monstre de l'Odyssée. Homère plaçait ici Scylla, face à Charybde côté sicilien, et les deux noms désignaient les courants contraires du détroit, qui existent toujours et impressionnent encore les marins. Le village s'organise en trois niveaux : le château Ruffo sur son promontoire, la ville haute derrière, et surtout Chianalea, l'ancien quartier de pêcheurs dont les maisons descendent directement dans l'eau, séparées par des ruelles où la mer arrive au bout.
C'est aussi d'ici que part la pêche à l'espadon, pratiquée depuis l'Antiquité avec des bateaux à mât haut et longue passerelle, les passerelle, qu'on voit encore manœuvrer dans le détroit au printemps. Depuis Scilla, la Sicile est à vue, et le ferry de Villa San Giovanni la relie en vingt minutes, ce qui rend les deux régions faciles à combiner.

Le château Ruffo domine Scilla et le détroit de Messine.
Le massif de la Sila
La Sila est la surprise de la région. À une heure de la mer, un plateau entre 1 200 et 1 900 mètres porte des forêts de pins larici, trois lacs artificiels, le lac Arvo, le lac Cecita et le lac Ampollino, et de la neige plusieurs mois par an. Le parc national de la Sila protège l'ensemble, et la réserve des Giganti della Sila conserve des pins de plus de trois cent cinquante ans qui montent à quarante mètres. Les Romains y coupaient déjà les mâts de leurs navires.
Deux autres massifs complètent le tableau. Le Pollino, au nord, est le plus vaste parc national d'Italie et abrite le pin loricato, un conifère de haute altitude qui ne pousse nulle part ailleurs dans le pays. Ses gorges du Raganello se descendent en canyoning. L'Aspromonte, au sud, culmine à 1 955 mètres et tombe presque directement dans la mer, ce qui donne des routes spectaculaires et des villages accrochés au vide. Pour un séjour mixte plage et montagne, la Sila reste la plus accessible des trois.
Reggio de Calabre et les bronzes de Riace
Reggio de Calabre n'a pas de vieille ville : un tremblement de terre l'a rasée en 1908. Elle possède en revanche deux choses qui justifient à elles seules le détour. La première est le lungomare Falcomatà, un front de mer planté de palmiers et de ficus face au détroit, que Gabriele D'Annunzio avait qualifié de plus beau kilomètre d'Italie. On y voit l'Etna en entier les jours dégagés.
La seconde est le Musée archéologique national, qui conserve les bronzes de Riace. Deux statues grecques en bronze du Ve siècle avant J.-C., hautes de deux mètres, remontées d'un fond marin en 1972 par un plongeur amateur. Il existe moins d'une dizaine de grands bronzes grecs originaux dans le monde, la quasi-totalité de la statuaire antique nous étant parvenue sous forme de copies romaines en marbre. Ces deux-là sont dans un état qui n'a pas d'équivalent, exposés dans une salle antisismique à atmosphère contrôlée.
Les plages de Calabre
Avec 780 kilomètres de côtes, la Calabre est la région d'Italie continentale la mieux dotée en littoral. Deux mers, deux ambiances complètement différentes, et une règle simple : la côte ouest pour les paysages, la côte est pour la tranquillité.
Façade ouest, 250 km
La côte que tout le monde photographie. Falaises de grès blanc, eau turquoise et le cône du Stromboli visible à l'horizon les jours clairs. C'est aussi la plus fréquentée en août, et la plus chère.
- Tropea, sable clair au pied de la falaise et du sanctuaire
- Capo Vaticano, une succession de criques dont Grotticelle et Praia i Focu
- Scilla, la plage de Marina Grande adossée au château
- Diamante et la côte des Cédrats, plus tranquille, au nord
- Baia degli Infreschi, accessible seulement à pied ou en bateau
À savoir : Les criques de Capo Vaticano se rejoignent par des escaliers taillés dans la falaise. Prévoyez des chaussures fermées et de l'eau, il n'y a rien en bas.

Capo Vaticano et ses criques, à quelques kilomètres de Tropea.
Une particularité qui pèse sur le budget : la plupart des plages calabraises gardent une portion libre et gratuite à côté des établissements payants, ce qui n'est plus vrai partout en Italie. Comptez 15 à 30 € la journée pour deux transats et un parasol dans un lido de Tropea en haute saison, contre zéro à cinquante mètres de là. La côte ionienne, elle, reste très largement libre d'accès.
Les villages calabrais
C'est probablement ce que la région fait de mieux, et ce que les brochures montrent le moins. L'intérieur calabrais aligne des dizaines de villages perchés que la déprise démographique a figés, avec des centres historiques intacts faute d'avoir été rénovés.
Gerace, à 500 mètres au-dessus de la côte ionienne, conserve la plus grande cathédrale normande de Calabre, consacrée en 1045, dont les colonnes proviennent des temples grecs de Locres. Stilo, accrochée au mont Consolino, garde la Cattolica, une église byzantine du Xe siècle à cinq coupoles en brique, unique en Italie continentale. Morano Calabro s'empile en cône parfait au pied du Pollino, et Altomonte possède une église gothique angevine qui détonne complètement dans le paysage méridional.
Deux minorités linguistiques survivent ici, ce qui n'arrive nulle part ailleurs à cette échelle. Les Arbëreshë, descendants d'Albanais arrivés au XVe siècle après la chute de Skanderbeg, peuplent une trentaine de communes autour de Civita et de San Demetrio Corone, où l'on parle encore l'arbërisht et où le rite gréco-byzantin est resté. Plus au sud, la Bovesìa de l'Aspromonte conserve le grecanico, un dialecte grec que quelques centaines de personnes pratiquent encore à Bova et Roghudi. Et puis il y a Pentedattilo, village en forme de main à cinq doigts, abandonné après un glissement de terrain et partiellement réhabité par des artisans.
Ces bourgs sont aussi ceux qui bradent leur patrimoine pour se repeupler. La commune de Cinquefrondi fait partie des programmes de maisons à 1 €, avec une caution remplacée par une assurance d'environ 250 € par an. L'idée séduit, à condition de chiffrer les travaux avant de signer.
La gastronomie calabraise
La cuisine calabraise est la plus piquante d'Italie, et elle l'assume. Son emblème est la 'nduja, une saucisse de porc à tartiner, molle et d'un rouge profond, chargée à 30 % de piment de Calabre. Elle vient de Spilinga, un village de l'arrière-pays de Tropea, et se mange sur du pain grillé, fondue dans une sauce tomate ou mêlée à la ricotta. Le piment lui-même, le peperoncino, a sa fête annuelle à Diamante en septembre.
L'autre signature est l'oignon rouge de Tropea IGP, allongé et si peu soufré qu'on le mange cru en salade, et qu'on en fait même de la confiture et une glace. Le cédrat pousse sur une bande côtière du nord-ouest baptisée pour cette raison Riviera dei Cedri : cet agrume énorme à l'écorce épaisse est utilisé confit, en liqueur, et une part de la récolte part chaque année vers les communautés juives d'Europe pour la fête de Souccot, ce qui fait vivre depuis des siècles un commerce très particulier.
Deux produits complètent le tableau et surprennent souvent. La réglisse de Calabre DOP, jugée la meilleure du monde, est travaillée depuis 1731 autour de Rossano par la famille Amarelli, qui a ouvert un musée dans son ancienne fabrique. Et la bergamote ne pousse à échelle commerciale que sur une centaine de kilomètres de côte autour de Reggio : la région fournit l'essentiel de la production mondiale, celle qui parfume le thé Earl Grey et une bonne partie de la parfumerie française. Côté vin, le Cirò, à base de gaglioppo, descend de l'un des plus vieux vignobles d'Europe. Rien de tout cela ne ressemble à ce qu'on sert plus au nord, et c'est ce qui rend la table calabraise intéressante. Notre page sur la cuisine italienne montre à quel point le pays se découpe en cuisines régionales étanches.
Vivre en Calabre
L'argument de la Calabre tient en un chiffre : 922 €/m² de moyenne régionale à l'achat, contre 1 903 €/m² pour la moyenne italienne. C'est, avec le Molise, le plancher du pays. Un deux-pièces se loue entre 350 et 550 € dans une ville moyenne, et les maisons de village de l'intérieur partent régulièrement sous les 40 000 €. Le détail région par région est dans notre page prix de l'immobilier par région, et le budget mensuel complet dans notre dossier coût de la vie en Italie.
La contrepartie est réelle et il faut la regarder en face : le marché du travail. Le salaire brut annuel moyen tourne autour de 28 738 €, l'un des plus bas d'Italie, et le chômage régional reste durablement au-dessus de la moyenne nationale. L'économie repose sur l'agriculture, le tourisme saisonnier et l'administration. Pour un salarié qui cherche un poste sur place, la Calabre est un pari difficile, et il faut le dire clairement. Le calcul change du tout au tout dès lors que les revenus viennent d'ailleurs : pension française, télétravail, activité indépendante à distance. C'est le profil pour lequel la région est faite.
C'est là qu'intervient l'avantage fiscal. La Calabre fait partie des huit régions du Mezzogiorno éligibles à la flat tax de 7 % : un retraité étranger qui transfère sa résidence dans une commune de moins de 30 000 habitants paie 7 % sur l'ensemble de ses revenus de source étrangère pendant dix ans. Vu la démographie de la région, la quasi-totalité des communes calabraises passent le seuil, y compris des villes côtières confortables. Les actifs, eux, regardent du côté du régime des impatriés. Dans tous les cas, le parcours commence par le codice fiscale et l'inscription à l'Anagrafe.
Restent deux points sur lesquels il vaut mieux ne pas se raconter d'histoires. La santé régionale est administrée sous tutelle nationale depuis des années et pousse une partie des résidents vers le privé ou vers les hôpitaux du Nord pour les soins lourds, ce qui rend une couverture complémentaire plus utile ici qu'ailleurs. Et les transports restent le point noir : la ligne ferroviaire tyrrhénienne fonctionne correctement, mais tout le reste demande une voiture, et traverser la région d'est en ouest prend plus de temps que la carte ne le laisse croire.
Quand partir en Calabre
Juin et septembre sont les deux bonnes fenêtres : 27 à 30 degrés, mer à bonne température, plages encore respirables et tarifs raisonnables. Septembre a un léger avantage, la mer y est plus chaude qu'en juin. Mai et octobre conviennent pour les villages, les massifs et la randonnée, avec une mer fraîche et des journées lumineuses.
Août est à éviter si vous le pouvez. Ce n'est pas tant le tourisme international, faible ici, que les vacanciers italiens : la région est la destination balnéaire historique du Sud, les prix du littoral doublent et Tropea devient impraticable. L'intérieur, lui, dépasse régulièrement 38 degrés. L'hiver est doux sur la côte, autour de 14 degrés, et c'est la seule saison où la Sila prend tout son sens, avec des stations de ski modestes mais fonctionnelles à quarante minutes de la mer. La météo régionale vaut le coup d'œil avant de bloquer des dates, et notre guide quand partir en Italie aide à trancher si vous hésitez encore avec une autre région.
Côté logistique, retenez surtout ceci. L'aéroport de Lamezia Terme est le plus pratique, à peu près à égale distance de Tropea, de la Sila et de Catanzaro, avec des liaisons saisonnières depuis la France. Et la voiture est indispensable : c'est la région d'Italie où elle se justifie le plus, faute d'alternative dès qu'on quitte l'axe côtier. Attention simplement aux ZTL dans les centres historiques, y compris à Tropea en été.
Questions fréquentes sur la Calabre
Que visiter en Calabre ?
Trois lieux structurent presque tous les séjours : Tropea et son sanctuaire posé sur un rocher, Scilla et son quartier de pêcheurs les pieds dans l'eau, et le massif de la Sila avec ses forêts et ses lacs d'altitude. Autour, on ajoute le Musée archéologique de Reggio de Calabre pour les bronzes de Riace, les criques de Capo Vaticano, la forteresse du Castella et les villages perchés de Gerace et Stilo.
La Calabre est-elle bon marché ?
Oui, c'est l'une des régions les moins chères d'Italie. L'immobilier tourne autour de 922 €/m² en moyenne régionale, contre 1 903 €/m² pour la moyenne nationale, et un deux-pièces se loue souvent entre 350 et 550 €. Au restaurant, un repas complet dans une trattoria de bourg reste sous les 25 €. Seules les stations balnéaires du littoral tyrrhénien s'écartent de ces prix, et uniquement en juillet et août.
Est-ce que la Calabre est dangereuse ?
Pour un voyageur, non. La réputation de la région tient à la présence historique de la 'ndrangheta, une criminalité organisée tournée vers les trafics et les marchés publics, sans rapport avec la délinquance de rue. Les statistiques de vols et d'agressions y sont plus basses qu'à Rome, Milan ou Naples. Les précautions à prendre sont celles de n'importe quelle destination méditerranéenne.
Quelle est la meilleure période pour visiter la Calabre ?
Juin et septembre sont les deux meilleurs mois : la mer est chaude, les prix restent raisonnables et les plages ne sont pas saturées. Mai et octobre conviennent pour visiter les villages et randonner, avec une mer encore fraîche. Juillet et surtout août concentrent les vacanciers italiens et font grimper les tarifs du littoral, tandis que l'intérieur dépasse régulièrement 38 degrés.
Quelle est la spécialité culinaire de la Calabre ?
La 'nduja, une saucisse à tartiner au piment originaire de Spilinga, est la signature de la région. À côté figurent l'oignon rouge de Tropea IGP, doux au point de se manger cru, la réglisse de Calabre DOP produite autour de Rossano, le cédrat de la Riviera dei Cedri et la bergamote de Reggio, dont la région fournit l'essentiel de la production mondiale.
Calabre ou Pouilles : laquelle choisir ?
Les Pouilles offrent plus de patrimoine bâti, une logistique plus simple et davantage d'hébergements de charme, au prix d'une fréquentation nettement plus forte. La Calabre est plus sauvage, plus montagneuse et sensiblement moins chère, mais demande une voiture et un peu plus d'autonomie. Pour un premier séjour dans le Sud, les Pouilles rassurent. Pour de la nature, des plages vides et un budget serré, la Calabre gagne.
