Cette page réunit tous nos guides de destination en Italie, classés par type plutôt que par ordre de préférence : les villes d'art, les lacs du Nord, la mer et les îles, puis les régions une par une. C'est le point de départ quand vous savez à peu près ce que vous cherchez et voulez aller droit au bon guide.
Par où commencer
Trois pages répondent à trois questions différentes, et il vaut mieux ne pas les confondre :
- Quelles villes voir en priorité ? Notre classement commenté est dans quelles villes visiter en Italie.
- Comment les enchaîner ? Neuf parcours prêts à l'emploi, de 7 à 14 jours, dans nos itinéraires en Italie.
- Que voir sur place ? C'est l'objet des guides listés ci-dessous, un par destination.
Pour situer les lieux, gardez sous la main la carte de l'Italie et le détail des vingt régions. Et pour ne pas arriver en terrain inconnu, nos guides sur la culture et l'art de vivre italiens expliquent les codes qui surprennent le plus les Français.
Les villes d'art
Toutes se relient en train à grande vitesse, ce qui permet de les combiner sans louer de voiture :
- Rome : le Colisée, le Vatican et un centre entier à parcourir à pied. Trois jours minimum.
- Florence : la Renaissance à taille humaine, et la meilleure base pour la Toscane.
- Venise : 118 îles, aucune voiture, et une lagune qui se visite tôt le matin.
- Naples : la plus intense des grandes villes, porte d'entrée de Pompéi et du Vésuve.
- Turin et Milan : le Nord urbain, souvent sautés à tort.
- Sienne, Pise et Portofino : les étapes plus courtes, à caler dans un circuit.
Les lacs du Nord
Accessibles depuis Milan sans voiture, ils forment le contrepoint naturel des villes d'art. Notre comparatif des lacs italiens aide à choisir, puis chaque lac a son guide : le lac de Côme pour les villas, le lac de Garde pour la baignade et les familles, le lac Majeur pour les îles Borromées, et le lac d'Orta, le plus confidentiel des quatre.
Plus haut commence la montagne. Les Dolomites se traitent comme une destination à part : le choix de la vallée où l'on dort y compte plus que partout ailleurs, et l'accès de certains lacs se réserve à l'avance en été.
La mer et les îles
C'est la partie du pays où la voiture devient utile, et où les prix baissent nettement. La Sicile demande dix jours pour son tour complet ; la Sardaigne se visite d'abord pour ses plages ; les Pouilles alignent trulli, villages blancs et criques ; la Calabre reste la plus sauvage ; la côte amalfitaine tient les cinquante kilomètres les plus photographiés du pays. Sur la côte ligure, les Cinque Terre et le reste de la Ligurie se font en train. Pour le balnéaire pur, voyez les stations balnéaires italiennes.
Les régions, une par une
Raisonner par région est souvent plus efficace que par ville : on limite les trajets et on découvre une cuisine cohérente. Nos guides régionaux couvrent le Latium, la Toscane, la Vénétie, la Lombardie, le Piémont, l'Émilie-Romagne et la Campanie. La vue d'ensemble des vingt est dans notre guide des régions d'Italie.
Choisir selon l'envie
| Envie | Destinations | Meilleure période |
|---|---|---|
| Art et musées | Florence, Rome, Venise, Turin | Printemps, automne, hiver |
| Mer et plages | Pouilles, Sardaigne, Sicile, Ligurie | Juin et septembre |
| Nature et randonnée | Lacs du Nord, Dolomites, Etna | Mai à septembre |
| Gastronomie et vin | Émilie-Romagne, Piémont, Toscane | Septembre à novembre |
| Villages et road-trip | Toscane, Vallée d'Itria, Val d'Orcia | Avril à juin |
Le détail mois par mois est dans quand partir en Italie. Côté logistique, le train couvre les grandes villes, et la voiture ne s'impose qu'à la campagne, auquel cas les ZTL deviennent le premier sujet à maîtriser.
Vous ne préparez pas un séjour mais une installation ? Les guides « vivre à » sont regroupés à part, dans où vivre en Italie.
Combien de jours prévoir par destination
L'erreur la plus courante est de vouloir tout voir. Voici les durées minimales au-dessous desquelles une destination se visite mal :
| Destination | Durée minimale | Voiture utile ? |
|---|---|---|
| Rome | 3 jours pleins | non, à éviter |
| Florence | 2 jours | non en ville |
| Venise | 2 jours, dont une nuit sur place | impossible |
| Naples et Pompéi | 3 jours | non |
| Côte amalfitaine | 3 jours | déconseillée en été |
| Toscane rurale | 4 à 5 jours | indispensable |
| Lacs du Nord | 3 jours | utile, pas obligatoire |
| Pouilles | 7 jours | indispensable |
| Sicile | 10 jours | indispensable |
| Sardaigne | 7 à 10 jours | indispensable |
Un séjour d'une semaine tient confortablement deux de ces blocs reliés par la grande vitesse, pas quatre. Nos itinéraires en Italie proposent des combinaisons déjà calées, de trois jours à deux semaines.
Nord et Sud : ce qui change vraiment
La frontière n'est pas seulement culturelle, elle est logistique et budgétaire, et elle décide souvent de la forme du voyage. Le Nord s'articule autour de la dorsale à grande vitesse Turin, Milan, Bologne, Florence : les villes s'enchaînent en une heure ou deux, sans voiture, avec des trains fréquents jusqu'au soir. Les prix y sont proches de ceux de la France, parfois au-dessus à Milan et sur les lacs.
Le Sud fonctionne autrement. En dehors de l'axe Rome, Naples, Salerne, le rail devient lent et clairsemé, les autocars prennent le relais et la voiture s'impose vite. En contrepartie, l'hébergement et la restauration coûtent nettement moins cher, la saison balnéaire dure plus longtemps, et l'affluence reste concentrée sur quelques points, la côte amalfitaine et Capri en tête. Mélanger les deux en une semaine se paie en heures de trajet : mieux vaut choisir.
Les destinations sous-cotées
Cinq destinations offrent l'Italie des villes d'art sans la file d'attente qui va habituellement avec.
- Bologne : la capitale gastronomique du pays, 40 km d'arcades, une vie étudiante dense et des prix restés raisonnables. À 35 minutes de Florence en train.
- Turin : places baroques, cafés historiques, musée égyptien parmi les plus riches du monde. Longtemps ignorée des circuits, elle se visite entièrement à pied.
- Matera : les Sassi, habitations troglodytiques creusées dans le tuf, habitées sans interruption depuis des millénaires. Accessible en 1 h 30 de train depuis Bari.
- La Ligurie hors Cinque Terre : Gênes, Portofino et les villages du Ponant offrent la même côte sans la saturation des cinq villages classés.
- La Calabre : la région la plus sauvage de la péninsule, des eaux parmi les plus claires du pays et des prix qui n'ont pas suivi ceux des Pouilles. À condition d'accepter la voiture.
Les erreurs de planification les plus fréquentes
- Empiler cinq villes en sept jours. Chaque changement coûte une demi-journée entre le départ de l'hôtel, le trajet et l'arrivée. Trois bases valent mieux que cinq étapes.
- Sous-estimer les distances au Sud. La Sicile fait 25 000 km² et ses routes de montagne se parcourent lentement. Trois jours n'y suffisent pas, même en voiture.
- Ne pas dormir à Venise. La ville change totalement après le départ des excursions à la journée : c'est le soir et tôt le matin qu'elle vaut le déplacement.
- Louer une voiture pour les villes. Les centres historiques sont fermés par des ZTL, et l'amende arrive par courrier des mois plus tard.
- Partir la semaine du 15 août. Côtes saturées, villes désertes et commerces fermés : voyez quand partir en Italie avant de fixer les dates.
Questions fréquentes sur les régions d'Italie
Combien de régions compte l'Italie ?
Vingt, dont cinq à statut spécial (Sicile, Sardaigne, Val d'Aoste, Frioul-Vénétie Julienne, Trentin-Haut-Adige). Chacune a sa cuisine, son accent et souvent un passé d'État indépendant, ce qui explique des écarts d'ambiance considérables sur de courtes distances. Le détail de chacune est dans notre guide des régions d'Italie.
Quelle région choisir pour un premier voyage en Italie ?
Le Latium et la Toscane couvrent l'essentiel de ce que l'on vient chercher : Rome, Florence, Sienne et les collines, le tout relié en train et en moins de deux heures de route. La Vénétie est la deuxième option évidente, avec Venise, Vérone et les Dolomites à portée. Le Sud et les îles se prêtent mieux à un deuxième voyage, une fois qu'on accepte de louer une voiture.
Faut-il visiter le Nord ou le Sud de l'Italie ?
Le Nord concentre les lacs, les Alpes, Milan et les villes d'art de la plaine du Pô, avec des transports rapides et des prix plus élevés ; il donne le meilleur au printemps et à l'automne. Le Sud offre la mer, les grands sites antiques et des budgets nettement plus doux, mais un été écrasant et des trajets plus lents. Enchaîner les deux dans un même séjour d'une semaine est le piège classique.
Quelles îles italiennes visiter ?
La Sicile pour un voyage complet, entre temples grecs, baroque et Etna : comptez dix jours. La Sardaigne pour ses plages, davantage un séjour balnéaire qu'un circuit culturel. Pour un simple ajout à un itinéraire continental, Capri depuis Naples ou les îles Borromées sur le lac Majeur se font à la journée.
Combien de jours faut-il pour visiter l'Italie ?
Tout dépend de l'ambition. Une semaine suffit pour deux villes reliées par la grande vitesse, Rome et Florence par exemple. Dix jours permettent le triangle Rome, Florence, Venise sans courir. Il faut au moins dix jours pour la Sicile seule, une semaine pour les Pouilles, et deux semaines pour espérer combiner le Nord et le Sud sans passer son séjour dans les transports.
Quelles sont les destinations italiennes les plus sous-estimées ?
Bologne, capitale gastronomique restée abordable et bien reliée. Turin, ville baroque et musées de premier plan sans la foule. Matera et ses habitations troglodytiques en Basilicate. La Ligurie hors Cinque Terre, et la Calabre pour ceux qui acceptent la voiture. Toutes offrent l'Italie des villes d'art sans les files d'attente de Florence ou de Venise.
Peut-on visiter l'Italie sans voiture ?
Oui pour tout l'axe des villes d'art, Turin, Milan, Vérone, Venise, Bologne, Florence, Rome, Naples, où le train est plus rapide et plus simple que la voiture. Non pour la Toscane rurale, la Sicile intérieure, les Pouilles hors des grandes villes et la Sardaigne, où les villages sont mal reliés entre eux et où la location devient indispensable.




































