VIVRE EN ITALIELe guide francophone
S'installer

Prendre sa retraite en Italie : le guide complet pour les Français

Meilleures régions, budget mensuel, fiscalité à 7 %, santé et démarches : tout pour préparer une retraite réussie au soleil de l'Italie.

Prendre sa retraite en Italie fait rêver de plus en plus de Français, et pour de bonnes raisons : un climat doux, un art de vivre incomparable, un coût de la vie souvent inférieur à la France et une fiscalité étonnamment généreuse pour les nouveaux résidents. Reste à savoir où s'installer, avec quel budget et quelles démarches. Ce guide fait le tour de la question, chiffres à l'appui.

Pourquoi prendre sa retraite en Italie ?

Vivre sa retraite en Italie, c'est d'abord profiter d'un cadre de vie : des centaines de jours de soleil par an dans le Sud, une cuisine saine et conviviale, un rythme plus lent et des villages à taille humaine. C'est aussi une question d'argent. À prestations équivalentes, le quotidien (marché, restaurant, services) coûte généralement moins cher qu'en France, surtout dans le Mezzogiorno.

Le vrai accélérateur, c'est la fiscalité : l'Italie a mis en place une flat tax de 7 % sur les pensions étrangères pour attirer les retraités dans le Sud (voir plus bas). Combinée à des loyers modérés, elle améliore nettement le pouvoir d'achat. Restez toutefois lucide : la barrière de la langue, l'éloignement de la famille et la lenteur administrative font partie du tableau.

Où vivre sa retraite en Italie ? Les meilleures régions

Le Sud concentre les meilleurs atouts pour un retraité : climat doux, prix bas et communes éligibles à la flat tax. Voici les régions les plus prisées :

RégionClimatAtouts
PouillesMéditerranéen, douxMer, trulli, prix bas, communes éligibles flat tax
SicileLe plus chaudCoût de la vie minimal, art de vivre, maisons à 1 €
CalabreDoux, ensoleilléImmobilier le moins cher d'Italie
AbruzzesDoux sur la côteMer et montagne, calme, authentique
ToscaneTempéréPatrimoine et paysages, mais plus cher

Les Pouilles et la Sicile arrivent en tête : mer turquoise, villages blancs, gastronomie et prix doux. La Calabre offre l'immobilier le moins cher du pays, les Abruzzes un compromis mer-montagne très calme. Pour visiter chaque région avant de choisir, parcourez nos guides où vivre en Italie.

Quel budget pour vivre sa retraite en Italie ?

Le budget dépend surtout de la région et du mode de vie, mais le Sud reste accessible. À titre indicatif, voici un exemple de budget mensuel pour un couple de retraités installé dans une ville moyenne des Pouilles ou de Sicile :

  • Loyer d'un deux à trois-pièces : 450 à 700 €.
  • Courses et alimentation : 400 à 550 €.
  • Énergie, eau, internet : 150 à 250 €.
  • Santé, transport, loisirs : 300 à 450 €.

Soit environ 1 500 à 2 000 € par mois pour un couple vivant confortablement, hors gros achats. Une personne seule s'en sort souvent avec 1 100 à 1 500 €. À Rome, Milan ou en Toscane prisée, comptez sensiblement plus. Acheter plutôt que louer réduit encore le budget courant : voyez notre guide pour acheter une maison en Italie.

La fiscalité : la flat tax 7 % sur les pensions

C'est l'argument fiscal phare. L'Italie applique une imposition forfaitaire de 7 % sur l'ensemble des revenus de source étrangère (pensions, mais aussi revenus financiers ou locatifs étrangers) pendant 10 ans. Pour en bénéficier, il faut transférer sa résidence dans une commune de moins de 30 000 habitants de l'une des huit régions du Sud (Pouilles, Sicile, Calabre, Campanie, Basilicate, Abruzzes, Molise, Sardaigne) et ne pas avoir été résident fiscal italien lors des cinq années précédentes.

Le gain peut être considérable face à l'impôt français. On détaille le mécanisme, les conditions exactes et un exemple chiffré dans notre guide dédié : la flat tax 7 % pour les retraités.

Toucher sa retraite française en Italie

Bonne nouvelle : s'expatrier ne vous fait pas perdre votre pension. Votre retraite française continue d'être versée à l'étranger, sur votre compte français ou italien. La seule contrainte est d'adresser chaque année un certificat de vie à vos caisses (souvent dématérialisé) pour prouver que vous êtes toujours en vie.

Reste la question de l'imposition. La convention fiscale franco-italienne évite la double imposition et répartit le droit d'imposer : en règle générale, les pensions du secteur privé sont imposables dans le pays de résidence (l'Italie), tandis que certaines pensions publiques restent imposables en France. Les situations variant selon le type de pension, faites valider votre cas avant de partir ; c'est aussi ce qui détermine l'intérêt réel de la flat tax pour vous.

Santé et démarches

Côté installation, le parcours est le même que pour tout expatrié : obtenir son codice fiscale, enregistrer sa residenza à l'anagrafe de la commune, puis s'inscrire au système de santé public (SSN) pour obtenir sa tessera sanitaria. Le détail des étapes figure dans notre guide pour s'installer en Italie.

En tant que retraité européen, vous pouvez accéder au SSN ; pensez à une couverture privée pour la période de transition et pour le confort (accès au privé, médecin francophone). On compare les formules dans notre guide assurance santé en Italie.

L'âge et le système de retraite italien

Attention à ne pas confondre : percevoir sa retraite française en Italie n'a rien à voir avec le fait de cotiser au système italien. Si vous êtes déjà retraité du régime français, c'est l'âge français qui compte ; vous touchez votre pension normalement.

Pour information, l'âge légal de départ en Italie (pensione di vecchiaia) est de 67 ans avec au moins 20 ans de cotisations, et reste fixé à 67 ans en 2026. Il sera relevé avec l'espérance de vie : 67 ans et 1 mois au 1er janvier 2027, puis 67 ans et 3 mois en 2028. Si vous avez travaillé à la fois en France et en Italie, les périodes cotisées dans l'Union européenne se totalisent pour le calcul de vos droits.

Questions fréquentes sur la retraite en Italie

Où prendre sa retraite en Italie ?

Les retraités français privilégient le Sud, pour son climat doux et son coût de la vie bas : les Pouilles, la Sicile, la Calabre, les Abruzzes et la Campanie. Ces régions cumulent douceur de vivre, prix abordables et, dans de nombreuses communes, l'accès à la flat tax de 7 % sur les pensions étrangères. La Toscane séduit aussi, à un budget plus élevé.

Quelle est la fiscalité de la retraite en Italie ?

L'Italie propose un régime très avantageux : une flat tax de 7 % sur l'ensemble des revenus de source étrangère, pensions comprises, pendant 10 ans. Il faut transférer sa résidence dans une commune de moins de 30 000 habitants de l'une des huit régions du Sud, et ne pas avoir été résident fiscal italien lors des cinq années précédentes.

Quel est l'âge de la retraite en Italie ?

L'âge légal de la retraite (pensione di vecchiaia) est de 67 ans, avec au moins 20 ans de cotisations, et reste fixé à 67 ans pour 2026. Il augmentera ensuite avec l'espérance de vie : 67 ans et 1 mois au 1er janvier 2027, puis 67 ans et 3 mois en 2028. Cet âge concerne le système italien ; un retraité français perçoit sa pension selon les règles françaises.

Peut-on toucher sa retraite française en Italie ?

Oui. Votre pension française continue d'être versée, où que vous viviez, en fournissant chaque année un certificat de vie à vos caisses. La convention fiscale franco-italienne détermine où elle est imposée : les pensions du privé sont en général imposables dans le pays de résidence (l'Italie), tandis que certaines pensions publiques restent imposables en France.

Sommaire