Bologne se visite en deux jours, entre 38 kilomètres de portiques classés à l'UNESCO et les meilleures tables du nord de l'Italie. La ville est à 37 minutes de Florence et à 1 h 05 de Milan en train, ce qui explique pourquoi tant de voyageurs la traversent sans jamais s'y arrêter. Voici précisément ce qu'on y fait.
Que voir à Bologne : les 10 incontournables
Tout le centre historique tient dans vingt minutes de marche. Voici les dix arrêts qui méritent le détour, dans l'ordre où on les enchaîne depuis la gare.
- Piazza Maggiore : la place centrale, fermée à la circulation, bordée du Palazzo d'Accursio et du Palazzo del Podestà. Sous la voûte de ce dernier se cache le voltone del Podestà, quatre coins où deux personnes placées en diagonale se parlent à voix basse par-dessus le bruit de la place. Gratuit, et personne ne vous dira que ça existe.
- La basilique San Petronio : cinquième plus grande église du monde, et sa façade est restée inachevée depuis 1390. Le bas est en marbre, le haut en brique nue. À l'intérieur, la méridienne de Cassini file sur 66,8 mètres dans le dallage, la plus longue au monde, et un rayon de soleil vient s'y poser chaque midi par un trou percé dans la voûte. Entrée libre.
- La fontaine de Neptune, signée Giambologna en 1566, à l'angle de la place. Regardez le dieu depuis la marche située à sa gauche, en direction du Palazzo d'Accursio : la perspective sur son bras et son pouce est une plaisanterie assumée du sculpteur, et les Bolonais s'en amusent depuis quatre siècles.
- Les Deux Tours : l'Asinelli, 97 mètres et 498 marches, et la Garisenda, 48 mètres et une inclinaison de plus de trois mètres. Elles restent le symbole de la ville, mais on ne monte plus à l'Asinelli depuis octobre 2023, nous y revenons plus bas.
- L'Archiginnasio : le premier siège unifié de l'université, ouvert en 1563. Les murs et les plafonds des couloirs sont couverts de 7 000 blasons d'anciens étudiants, et au premier étage le théâtre anatomique, entièrement en sapin sculpté, servait aux dissections publiques. Comptez 3 € et vingt minutes.
- Santo Stefano, dit le complexe des Sept Églises : quatre bâtiments emboîtés à des époques différentes autour d'une cour romane, sur la plus belle place de la ville. Entrée libre, et l'endroit reste calme même en juillet.
- La Finestrella de la via Piella : une fenêtre en bois dans un mur, qui s'ouvre sur un canal médiéval. Bologne était sillonnée de voies d'eau avant qu'on les recouvre au vingtième siècle ; il en reste ce guichet et deux ou trois ouvertures. Ça prend trente secondes et ça change la lecture du quartier.
- La Sala Borsa : une bibliothèque publique installée sur des fouilles romaines qu'on regarde sous un plancher de verre, à deux pas de la Piazza Maggiore. Entrée libre, et personne n'y va.
- La Pinacoteca Nazionale pour les Carrache, le Guide et l'école bolonaise, la meilleure collection de peinture de la région après Parme.
- La terrasse de la torre dell'Orologio, au sommet du Palazzo d'Accursio : 8 € avec les Collections communales d'art, réservation obligatoire. C'est la vue de remplacement depuis la fermeture de l'Asinelli, et elle a l'avantage de cadrer les Deux Tours au lieu d'être dessus.
Les portiques UNESCO et la montée à San Luca
C'est la vraie signature de Bologne, et c'est le sujet que les guides expédient en deux lignes. La ville compte 62 kilomètres de portiques, dont 38 dans le centre historique, inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO en juillet 2021. Ils datent du Moyen Âge, quand l'université a fait exploser la population et que les propriétaires ont gagné de la surface en avançant leurs étages au-dessus de la rue. La ville a fini par l'imposer par règlement.
Concrètement : on marche à l'ombre en août et au sec quand il pleut. Un parapluie ne sert presque à rien dans le centre.
Le plus spectaculaire est le portique de San Luca, qui grimpe de la Porta Saragozza jusqu'au sanctuaire de la Madonna di San Luca, à 300 mètres au-dessus de la ville. 3,8 kilomètres, 666 arches, quinze chapelles, et le plus long portique du monde. Financé au dix-huitième siècle par souscription publique, arche par arche, pour que la procession de l'icône n'ait jamais à passer sous la pluie.
Deux façons de le faire. À pied depuis la Porta Saragozza, il faut compter 45 minutes à 1 heure de montée régulière, dont une portion d'escaliers assez raide sur la fin. En bus, la ligne 20 dépose au Meloncello, à mi-parcours, ce qui coupe la partie plate et sans intérêt. Le petit train touristique San Luca Express part de la Piazza Maggiore et monte jusqu'au sanctuaire pour une dizaine d'euros. Le sanctuaire lui-même est gratuit, et la terrasse donne sur toute la plaine du Pô.
Conseil de timing : montez en fin d'après-midi. La lumière tombe alors dans l'axe du portique, et la descente se fait au frais.

Manger à Bologne : ce qu'on commande vraiment
Commençons par le malentendu. Le spaghetti bolognese n'existe pas à Bologne, et le demander dans une osteria du centre vous vaudra au mieux un sourire. Le ragù bolonais se sert sur des pâtes fraîches aux oeufs, larges et poreuses, jamais sur un spaghetti. La recette du ragù est déposée depuis 1982 à la chambre de commerce de la ville, et la largeur exacte de la tagliatella depuis 1972. On ne plaisante pas avec ça ici.
Ce qu'on commande, et où :
| Plat | Ce que c'est | Prix courant |
|---|---|---|
| Tagliatelle al ragù | Pâtes fraîches aux oeufs, ragù de viande mijoté plusieurs heures | 10 à 14 € |
| Tortellini in brodo | Petits tortellini farcis, servis dans un bouillon de chapon. Le plat de fête | 12 à 16 € |
| Lasagne verdi | Pâte aux épinards, ragù et béchamel. Rien à voir avec la version industrielle | 10 à 14 € |
| Mortadella | La vraie, IGP, coupée épaisse et servie en tranches ou en mousse | 5 à 9 € en entrée |
| Crescentine et tigelle | Petits pains chauds ouverts en deux, remplis de charcuterie et de squacquerone | 8 à 12 € |
| Gramigna alla salsiccia | Le plat du quotidien, jamais sur les cartes touristiques | 9 à 12 € |
Le Quadrilatero, entre la Piazza Maggiore et les Deux Tours, est l'ancien quartier des corporations et reste le meilleur endroit pour acheter plutôt que pour s'asseoir. La via Pescherie Vecchie aligne poissonniers, fromagers et charcutiers ; les étals servent des verres de pignoletto et des assiettes debout à partir de 5 €. Le Mercato delle Erbe, plus au nord, est moins photogénique et nettement moins cher.
Une adresse qui vaut le déplacement pour la curiosité : l'Osteria del Sole, ouverte en 1465, ne sert que du vin. On y apporte sa propre nourriture, achetée dans les boutiques de la ruelle, et on partage une table avec des inconnus. Rien à manger sur place, c'est le principe.
Si vous voulez comprendre plutôt que consommer, un cours de pâtes fraîches de trois heures se réserve autour de 59 € et vous apprend à étaler la sfoglia au rouleau, ce qui est plus dur qu'il n'y paraît. Pour situer Bologne dans l'ensemble du pays, notre guide de la cuisine italienne région par région reprend les mêmes règles ailleurs.

Bologne en 1 jour et en 2 jours
Une journée, si Bologne est une escale entre Florence et Venise. Déposez vos bagages à la gare, puis Piazza Maggiore et San Petronio en ouverture, Archiginnasio dans la foulée, déjeuner debout dans le Quadrilatero, Santo Stefano et les Deux Tours l'après-midi, Finestrella en fin de parcours. Vous reprenez un train le soir avec l'essentiel vu et rien de bâclé, sauf San Luca.
Deux jours, le format juste.
- Jour 1, le centre. Matin : Piazza Maggiore, San Petronio et sa méridienne, voltone del Podestà, Sala Borsa. Midi : le Quadrilatero, à l'étal ou attablé. Après-midi : Archiginnasio, Deux Tours, Santo Stefano, via Piella. Fin de journée : terrasse de la torre dell'Orologio, puis apéritif via del Pratello ou dans le quartier universitaire de la via Zamboni.
- Jour 2, la hauteur et l'art. Matin : montée à San Luca sous le portique, retour en bus. Midi : déjeuner tardif au Mercato delle Erbe. Après-midi : Pinacoteca Nazionale ou musée Ducati selon vos goûts, puis flânerie dans le ghetto médiéval, un lacis de ruelles étroites derrière les Deux Tours que presque personne ne remonte.
Trois jours ou plus : gardez la troisième journée pour une excursion. C'est là que Bologne prend l'avantage sur ses voisines.
Excursions depuis Bologne : Modène, Parme, Ferrare et Ravenne
Bologne est le carrefour ferroviaire de l'Italie du Nord, et quatre villes de premier plan sont à moins de 1 h 15 en régional. Aucune ne demande de voiture : les gares sont toutes à distance de marche des centres.
| Ville | Train depuis Bologne | Prix aller | Ce qu'on y fait |
|---|---|---|---|
| Modène | 23 à 35 min | ≈ 4,50 € | Duomo et Ghirlandina classés UNESCO, marché Albinelli, vinaigre balsamique traditionnel, musée Enzo Ferrari |
| Ferrare | 26 à 40 min | ≈ 5 € | Château des Este avec ses douves en eau, centre Renaissance qui se parcourt à vélo |
| Parme | ≈ 58 min | ≈ 8 € | Baptistère en marbre rose, prosciutto et parmigiano dans les fabriques des environs |
| Ravenne | 1 h à 1 h 20 | ≈ 9 € | Huit monuments UNESCO et les mosaïques byzantines de Galla Placidia et San Vitale |
Si vous n'en faites qu'une, prenez Ravenne : les mosaïques du cinquième siècle n'ont pas d'équivalent en Europe, et le trajet reste court. Si vous venez pour la table, prenez Modène le matin pour le marché Albinelli et une visite d'acetaia l'après-midi. Une excursion organisée depuis Bologne règle la question du transport quand les fabriques sont en pleine campagne, ce qui est le cas de la plupart des producteurs de parmesan et de jambon.
Le reste de la région se lit dans notre guide de l'Émilie-Romagne, Riviera de Rimini comprise.
Où dormir à Bologne
Trois zones, et une seule vraie question : marchez-vous ou prenez-vous le bus ?
- Le centro storico, dans le rectangle Piazza Maggiore, via Zamboni, via Farini. Tout à pied, y compris le retour de dîner à minuit. C'est le plus cher, et l'écart avec le reste est d'environ 30 %.
- Santo Stefano et la via Santo Stefano, juste au sud-est. Toujours dans les portiques, plus calme le soir, dix minutes de la place centrale.
- La Bolognina, derrière la gare. Quartier populaire en pleine transformation, nettement moins cher, et à sept minutes de la Piazza Maggiore par le bus 25 ou vingt minutes à pied. Le compromis logique pour un long séjour.
Deux dates à surveiller : Bologne est une ville de foires, et pendant Cersaie en septembre ou le salon du livre jeunesse au printemps, les tarifs doublent sur toute la ville sans prévenir. Vérifiez le calendrier de la Fiera avant de bloquer un week-end.
Arriver à Bologne et se déplacer
En avion, l'aéroport Guglielmo Marconi (BLQ) est à 6 kilomètres du centre. Le Marconi Express, un monorail automatique, relie l'aéroport à Bologna Centrale en 7 minutes pour 12,80 € l'aller et 16 € l'aller-retour. C'est cher pour la distance, et c'est l'une des liaisons aéroportuaires les plus onéreuses d'Europe au kilomètre, mais aucune autre option ne tient la comparaison en temps.
En train, Bologna Centrale est le noeud du réseau à grande vitesse : 37 minutes de Florence, 1 h 05 de Milan, 1 h 30 de Venise, 2 h 10 de Rome. Les quais à grande vitesse sont enterrés sur trois niveaux, comptez dix bonnes minutes pour remonter en surface lors d'une correspondance. Nos conseils pour réserver sont dans le guide des trains en Italie.
Sur place, la voiture est un handicap. Le centre est en ZTL, avec caméras et amendes automatiques, et toute la ville est passée en zone 30 depuis 2024. Si vous arrivez en voiture, laissez-la dans un parking en périphérie et faites le reste à pied : le centre historique se traverse en vingt-cinq minutes de bout en bout.
Combien coûte un week-end à Bologne
Deux jours et une nuit, par personne, hors transport jusqu'en Italie, en saison moyenne.
| Poste | Petit budget | Confortable |
|---|---|---|
| Nuit d'hôtel (par personne, chambre double) | 40 à 60 € | 80 à 130 € |
| Repas | 25 à 35 € | 60 à 90 € |
| Visites et entrées | 10 à 15 € | 25 à 40 € |
| Transports locaux | 5 à 10 € | 15 à 25 € |
| Total sur deux jours | 80 à 120 € | 180 à 285 € |
Bologne reste 20 à 30 % moins chère que Florence ou Venise à confort égal, essentiellement sur l'hébergement et la restauration. Et une bonne moitié du programme est gratuite : San Petronio, Santo Stefano, la Sala Borsa, la montée à San Luca, la Finestrella et les portiques ne coûtent rien.
La Bologna Welcome Card se vend autour de 25 € et regroupe plusieurs musées municipaux plus des réductions. Elle n'est rentable que si vous enchaînez au moins trois entrées payantes dans la journée, ce qui n'est pas le programme le plus naturel ici.
Quand venir à Bologne
La ville est en plaine du Pô, avec un climat continental qui ne fait pas de cadeaux aux extrêmes.
- Avril à juin : la meilleure fenêtre. Entre 18 et 27 °C, terrasses ouvertes, étudiants encore en ville et lumière longue le soir.
- Juillet et août : 33 à 36 °C avec une humidité lourde, et une partie des osterias ferme mi-août. Les portiques sauvent la mise en journée. Fin juin, le festival Il Cinema Ritrovato projette des films restaurés en plein air sur la Piazza Maggiore, entrée libre.
- Septembre à mi-octobre : l'autre bonne saison, avec la reprise universitaire et les premiers champignons sur les cartes. Attention aux foires, qui font grimper les hôtels.
- Novembre à mars : froid humide et brouillard, souvent autour de 5 °C. C'est aussi la saison des tortellini in brodo et des salles bondées à midi. La ville reste agréable, mais ne comptez pas sur la lumière.
Les pièges à éviter
- Compter monter à la tour des Asinelli. Elle est fermée depuis octobre 2023 et le chantier de la Garisenda, lancé en avril 2026, court jusqu'en 2028. Beaucoup de guides en ligne n'ont pas mis l'information à jour.
- Réserver une table à 20 h en pensant dîner tôt. Bologne est une ville d'étudiants : les cuisines tournent tard et les meilleures osterias sont pleines à 21 h. Réservez, ou présentez-vous à 19 h 30.
- Manger sur la Piazza Maggiore. Les terrasses de la place et de la via dell'Indipendenza pratiquent des cartes de passage. Deux rues plus loin, dans le Quadrilatero ou vers la via del Pratello, la qualité change et le prix baisse.
- Arriver en voiture jusqu'au centre. La ZTL est surveillée par caméras et l'amende arrive plusieurs mois plus tard, majorée des frais du loueur.
- Ne prévoir que la journée. Bologne se donne le soir, quand les étudiants sortent sous les portiques. En repartant à 18 h, vous ratez la moitié de ce qui fait la ville.
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Questions fréquentes sur Bologne
Est-ce que ça vaut le coup de visiter Bologne ?
Oui, pour deux jours pleins. Bologne a l'un des plus grands centres médiévaux d'Europe, 38 kilomètres de portiques classés à l'UNESCO et une cuisine que personne ne conteste en Italie. Ce qu'elle n'a pas, c'est un monument de carte postale du niveau du Duomo de Florence ou du Grand Canal, ce qui la tient à l'écart des foules. Si vous cherchez une ville où on marche, on mange bien et on n'attend jamais plus de dix minutes, c'est un très bon choix. Si vous voulez cocher des chefs-d'oeuvre, Florence est à 37 minutes.
Quelles sont les 10 choses incontournables à faire à Bologne ?
Piazza Maggiore et la fontaine de Neptune, la basilique San Petronio et sa méridienne, les Deux Tours, l'Archiginnasio et son théâtre anatomique, le complexe de Santo Stefano, les étals du Quadrilatero, la Finestrella de la via Piella, la montée sous le portique de San Luca, la terrasse de la torre dell'Orologio et une assiette de tagliatelle al ragù dans une osteria du centre. Tout tient en deux jours à pied, et six de ces dix entrées sont gratuites.
Quelle est la spécialité de Bologne ?
Les tagliatelle al ragù, dont la recette est déposée depuis 1982 à la chambre de commerce de Bologne. Le ragù est une sauce longue à la viande, mijotée des heures, servie sur des pâtes fraîches aux oeufs et jamais sur des spaghettis. Viennent ensuite les tortellini in brodo, les lasagne verdi et la mortadelle IGP, la vraie, coupée épaisse chez le charcutier du Quadrilatero. Le plat que vous ne trouverez nulle part, c'est le spaghetti bolognese.
Quelle est la meilleure période pour aller à Bologne ?
De mi-avril à mi-juin, puis de septembre à mi-octobre. Bologne est en plaine du Pô, avec un climat continental sans nuance : juillet et août montent à 35 °C dans une humidité épaisse, et l'hiver apporte du brouillard et du froid humide. Les portiques rendent la pluie inoffensive, ce qui fait de l'automne une saison très correcte. Fin juin, le festival Il Cinema Ritrovato projette des films restaurés sur la Piazza Maggiore, gratuitement.
Combien de jours faut-il pour visiter Bologne ?
Deux jours pleins pour la ville seule, et c'est le format qui marche le mieux. Une journée suffit à voir Piazza Maggiore, le Quadrilatero et Santo Stefano, mais vous sauterez San Luca et vous mangerez vite. Avec trois ou quatre jours, gardez les journées supplémentaires pour Modène, Parme ou Ravenne : elles sont toutes à moins d'une heure de train, et c'est cette accessibilité qui fait de Bologne une base plutôt qu'une simple étape.
Peut-on monter à la tour des Asinelli en 2026 ?
Non. La tour est fermée aux visiteurs depuis octobre 2023, par précaution, à cause de l'état de sa voisine la Garisenda. Le chantier de consolidation de la Garisenda a démarré en avril 2026 et doit durer jusqu'en 2028, avec une réouverture de l'Asinelli possible avant cette échéance mais non datée. En attendant, la vue se prend depuis la terrasse de la torre dell'Orologio sur la Piazza Maggiore, 8 € avec les Collections communales d'art, réservation obligatoire.







