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Sicile

Catane

La porte d'entrée de la Sicile orientale : un baroque bâti en pierre de lave noire, le plus grand marché aux poissons de l'île, et l'Etna à une heure de route.

Sicile
Région
CTA (5 km)
Aéroport
2 à 3 jours
Durée conseillée
L'Etna & la pescheria
Incontournables

Catane se visite en deux jours : un centre baroque en pierre de lave noire, le plus grand marché aux poissons de Sicile et l'Etna à une heure de route. La ville a été détruite par l'éruption de 1669 puis par le séisme de 1693, et reconstruite d'un bloc dans la seule matière disponible sur place, ce qui lui donne cette allure sombre que beaucoup confondent avec de la saleté. C'est aussi le meilleur camp de base de la Sicile orientale : Taormine, Syracuse et le volcan se font tous à la journée, en transport public, depuis un aéroport posé à cinq kilomètres du centre.

Que faire à Catane : les 10 incontournables

Le centre historique tient dans un carré d'environ un kilomètre de côté, traversé du sud au nord par la via Etnea, une ligne droite de trois kilomètres qui pointe droit sur le volcan. Tout ce qui suit se marche, sauf la dernière ligne.

  • La fontaine de l'Eléphant, au milieu de la piazza del Duomo. Un éléphant de basalte noir, sans doute romain, surmonté d'un obélisque égyptien, remonté là par Vaccarini en 1736. Les Catanais l'appellent u Liotru et le considèrent comme le vrai maire de la ville.
  • La cathédrale Sant'Agata, dont la façade recycle des colonnes de granit arrachées à l'amphithéâtre romain. Entrée gratuite. Le tombeau de Vincenzo Bellini, né ici en 1801, est dans le transept droit.
  • La pescheria, juste derrière le Duomo, en contrebas. Le plus grand marché aux poissons de Sicile, du lundi au samedi, le matin uniquement. C'est le meilleur moment de la journée à Catane.
  • La via Crociferi, deux cents mètres et quatre églises baroques alignées, fermée par l'escalier de San Benedetto. C'est la plus belle rue de la ville et il n'y a presque personne.
  • Le monastère des Bénédictins de San Nicolò l'Arena, l'un des plus vastes complexes monastiques d'Europe, aujourd'hui occupé par la faculté de lettres. La visite guidée coûte autour de 10 € et passe par des cuisines enterrées dans une coulée de lave.
  • Le théâtre romain, coincé entre les immeubles de la via Vittorio Emanuele, à moitié avalé par la ville qui a poussé dessus. Comptez 6 €.
  • Le Castello Ursino, forteresse de Frédéric II achevée vers 1250. Elle donnait sur la mer jusqu'à ce que la coulée de 1669 la contourne et l'enferme dans les terres. Musée civique à 6 €.
  • Le Teatro Massimo Bellini, opéra de 1890 à l'acoustique réputée. La visite se fait sur créneau, autour de 8 €. Une place de concert commence plus bas qu'on ne l'imagine.
  • La villa Bellini, le jardin public de la via Etnea, avec sa terrasse d'où l'Etna se dégage à l'aube et en fin de journée.
  • L'Etna, à une heure de route. Ce n'est pas une excursion parmi d'autres : c'est la raison pour laquelle la plupart des gens atterrissent ici.

Ce qui manque à cette liste, et c'est volontaire, ce sont les musées. Catane n'en a pas de premier plan, et personne ne vient ici pour ça. La ville se regarde dehors, dans ses rues et sur son marché, et le seul intérieur qui vaut vraiment le détour est celui du monastère des Bénédictins.

Les deux tiers de cette liste sont gratuits ou coûtent moins de six euros. Catane est l'une des villes d'art les moins chères d'Italie, et ça se sent dès le premier repas.

La fontaine de l'Eléphant en basalte noir surmontée de son obélisque, devant la façade baroque de la cathédrale Sant'Agata sur la piazza del Duomo de Catane
U Liotru, l'éléphant de basalte remonté par Vaccarini en 1736, et la cathédrale Sant'Agata derrière lui.

L'Etna depuis Catane : quelle excursion choisir

Le plus haut volcan actif d'Europe culmine autour de 3 350 mètres, une altitude qui bouge à chaque éruption, et il est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2013. Le versant sud, le plus accessible, se rejoint au Rifugio Sapienza, à 1 900 mètres. C'est là que tout commence, et c'est là que se joue la seule vraie décision du séjour : jusqu'où monter.

FormuleAltitudePrix indicatifPour qui
Cratères Silvestri à pied1 900 mGratuitOn monte au Rifugio par ses propres moyens et on marche autour de deux cratères éteints. Une heure, en baskets, avec les enfants
Téléphérique seul2 500 mAutour de 50 € l'aller-retourLe paysage change vraiment, on reste libre de son temps, on ne voit pas les cratères actifs
Téléphérique + 4x4 + guide2 900 à 3 000 m50 à 100 € selon l'offreLa zone sommitale se rapproche, les fumerolles deviennent visibles. Le format le plus vendu
Randonnée guidée à la journée3 000 m et plus55 à 90 €Marcheurs. Au-delà de 2 900 m, la loi impose un guide alpin volcanologique
Etna + gorges de l'Alcantara1 900 m puis 0 mAutour de 85 €Une journée qui combine le volcan le matin et un canyon de basalte l'après-midi

Deux choses que personne ne dit avant le départ. D'abord, il fait froid en haut, y compris en août : comptez quinze degrés de moins qu'en ville, avec du vent. Une polaire et des chaussures fermées ne sont pas un détail. Ensuite, le sommet est dans les nuages une partie de la journée ; les départs du matin et ceux de fin d'après-midi passent bien plus souvent au-dessus de la couche.

Les randonnées guidées jusqu'à 3 000 mètres au départ de Catane incluent en général la prise en charge à l'hôtel, ce qui règle la question du transport. Pour ceux qui veulent voir le volcan sans marcher, l'excursion au coucher du soleil est la meilleure heure de la journée sur les coulées. Sans voiture ni excursion, il reste le bus AST depuis la gare de Catane : un seul départ le matin, un seul retour l'après-midi, moins de dix euros l'aller-retour, et aucune marge d'erreur sur les horaires.

Les cratères Silvestri à 1 900 mètres sur le versant sud de l'Etna, avec les coulées de lave noires et la côte de Catane en contrebas
Les cratères Silvestri, à 1 900 mètres : le seul niveau de l'Etna qui se visite gratuitement et sans guide.

La pescheria et le baroque en pierre de lave

Catane a été détruite deux fois en vingt-quatre ans. L'éruption de 1669 a englouti une partie de la ville et poussé la mer à reculer de plusieurs centaines de mètres. Le tremblement de terre du 11 janvier 1693 a fait le reste. Ce qu'on visite aujourd'hui a été rebâti d'un bloc, dans la seule matière disponible sur place : la lave.

C'est ce qui donne à la ville son allure si particulière, deux tons de gris et de noir relevés de calcaire blanc, et c'est ce qui lui vaut d'être inscrite depuis 2002 au patrimoine mondial avec les sept autres villes du baroque tardif de la Val di Noto. Le baroque de Noto est doré et théâtral. Celui de Catane est sombre et massif.

La pescheria se tient sous les arches de pierre volcanique, en contrebas de la piazza del Duomo, derrière la fontaine de l'Amenano dont l'eau sort d'une rivière souterraine. On y écaille le thon à même la table et on marche dans dix centimètres d'eau glacée, au milieu des cris. Le marché tourne du lundi au samedi de 7 h à 14 h environ, et il est mort le dimanche : si votre seule matinée sur place est un dimanche, changez votre programme. Le second marché, Fera 'o Luni sur la piazza Carlo Alberto, vend des fruits, des légumes et des vêtements, avec beaucoup moins de touristes.

Une visite guidée n'est pas indispensable, mais c'est le genre d'endroit où un local change tout. La visite culinaire du marché aux poissons et du centre-ville combine les deux marchés et les dégustations en deux heures et demie.

Etal de poissons sur glace sous les arches de pierre volcanique de la pescheria, le marché aux poissons de Catane, au petit matin
La pescheria, sous les arches de pierre de lave, en contrebas de la piazza del Duomo. Fermée le dimanche.

Manger à Catane : ce qu'on commande vraiment

Catane mange mieux que la moitié des grandes villes du nord, pour la moitié du prix. Quelques règles simples suffisent.

  • La pasta alla Norma, tomate, aubergines frites, ricotta salata râpée et basilic. Elle est née ici et porte le nom de l'opéra de Bellini. Comptez 9 à 12 €. Une Norma sans ricotta salata n'est pas une Norma.
  • L'arancino, au masculin et pointu. À Palerme, l'arancina est ronde et féminine. À Catane, c'est un arancino, conique, et on vous expliquera très sérieusement que la forme imite l'Etna. 2,50 à 3 € dans n'importe quelle rosticceria.
  • La granita avec la brioche, au petit-déjeuner et pas au dessert. Amande, pistache, mûre ou café, servie avec une brioscia col tuppo qu'on trempe dedans. Autour de 4 € assis.
  • Le seltz limone e sale, eau gazeuse, citron pressé, une pincée de sel, servi debout aux kiosques de la via Etnea. Un euro, et c'est la boisson la plus rafraîchissante de Sicile.
  • Le poisson de la pescheria. Les trattorias qui bordent le marché servent ce qui a été acheté à quinze mètres le matin même. Un dîner complet tourne autour de 25 à 35 €.

Le vin de l'Etna mérite qu'on s'y arrête : le nerello mascalese pousse sur des sols volcaniques entre 600 et 1 000 mètres d'altitude et donne des rouges tendus, très éloignés des clichés siciliens. Pour aller plus loin sur la table sicilienne, notre page sur les spécialités siciliennes détaille les plats région par région. Et si vous voulez faire le tour des comptoirs sans chercher, la visite guidée de la cuisine de rue enchaîne les adresses en trois heures.

Taormine, Syracuse, Aci Trezza : les excursions à la journée

C'est l'autre raison de dormir à Catane plutôt qu'ailleurs : la ville est le meilleur camp de base de la Sicile orientale. Tout ce qui suit se fait dans la journée, en transport public.

DestinationDistanceComment y allerCe qu'on y voit
Taormine50 kmTrain jusqu'à Taormina-Giardini (45 min à 1 h) puis navette pour monter, ou bus Interbus direct (1 h 15 à 1 h 45)Le théâtre grec avec l'Etna en fond, la villa Comunale, et beaucoup de monde en été
Syracuse et Ortygie60 kmTrain régional, environ 1 h 15L'île d'Ortygie, le temple d'Athéna transformé en cathédrale, l'oreille de Denys. La plus belle journée du lot
Aci Trezza15 kmBus AMT depuis le centre, 30 minLes faraglioni des Cyclopes, ces rochers de basalte que Polyphème jette à Ulysse dans l'Odyssée
Aci Castello10 kmBus AMT, 25 minUn château normand posé sur un éperon de lave, au-dessus de l'eau
Noto et Modica90 à 120 kmVoiture ou excursion organiséeLe baroque doré de la Val di Noto, et le chocolat de Modica

Le Ferrovia Circumetnea est le trajet que personne ne réserve et que tout le monde regrette d'avoir manqué : un petit train à voie étroite qui fait le tour du volcan par l'intérieur des terres, à travers les villages de lave et les vignes, de Catane jusqu'à Randazzo. Comptez la demi-journée, et vérifiez les horaires la veille, ils sont clairsemés.

Si vous prolongez au-delà de la Sicile orientale, notre guide de la Sicile en dix jours donne l'itinéraire complet, et la page Palerme répond à la question que tout le monde se pose en réservant ses vols.

Catane est-elle dangereuse, et pourquoi on la dit sale

Les deux questions arrivent toujours ensemble, et elles n'ont pas la même réponse.

Sur la sécurité. Catane est une ville où les vols à l'arraché et les vols à la tire existent réellement, en particulier autour de la gare, aux abords des marchés et dans les rues sombres du centre après minuit. La violence contre les visiteurs, en revanche, est rare. Les précautions sont celles de n'importe quelle grande ville méditerranéenne : pas de téléphone à la main sur le trottoir, pas de sac ouvert dans la foule du marché, rien de visible dans une voiture garée. Le quartier de San Berillo, juste derrière la via Etnea, se traverse sans problème en journée et s'évite la nuit. Le reste du centre se marche tranquillement le soir, y compris en revenant de dîner.

Sur la saleté. Là, il faut distinguer deux choses. La première est vraie : la gestion des déchets est un point faible ancien, et certains quartiers en dehors du centre le montrent. La seconde est un malentendu optique. Catane est bâtie en pierre de lave noire, et l'Etna dépose régulièrement sur la ville une fine poussière volcanique qui recouvre les trottoirs, les voitures et les façades. Une ville noire couverte de cendre noire ne paraîtra jamais éclatante, même lavée le matin même. Beaucoup de ce que les voyageurs prennent pour de la crasse est du basalte et du sable volcanique.

Reste la question de fond : est-ce que ça se voit pendant le séjour ? Honnêtement, peu. Un visiteur qui dort dans le centre, mange autour du marché et monte au volcan ne croisera ni l'un ni l'autre problème. Catane n'a simplement jamais été repeinte pour les cartes postales, et une partie de son intérêt tient précisément à ça.

Se baigner à Catane

Oui, et de trois manières différentes, ce qui surprend souvent.

  • La Playa, au sud vers l'aéroport : plusieurs kilomètres de sable fin, des lidi payants avec transats autour de 10 à 20 € la journée, et des portions libres entre deux. Accessible en bus depuis le centre. C'est la plage familiale.
  • San Giovanni Li Cuti, en pleine ville, côté nord : une anse minuscule de galets et de sable noirs, avec des barques de pêcheurs et une eau très claire. On y va en fin d'après-midi, entre deux visites.
  • La côte des Cyclopes, d'Aci Castello à Aci Trezza : pas de sable du tout, des plateformes de basalte d'où l'on saute directement dans l'eau. La plus belle baignade des environs, et la plus fréquentée par les Catanais eux-mêmes.

La saison de baignade court de fin mai à début octobre, l'eau restant chaude bien après la fin de l'été. En juillet et en août, la Playa se remplit dès dix heures le week-end.

Un mot sur les méduses, qui revient dans toutes les questions et que personne ne traite : elles apparaissent surtout en fin d'été, par vent d'est, et elles se concentrent dans les anses fermées plutôt que sur la Playa. Les lidi affichent un drapeau quand elles sont là.

Catane en 1, 2 ou 3 jours

Un jour. Granita et brioche à l'ouverture, puis la pescheria pendant qu'elle crie encore. Piazza del Duomo, la fontaine de l'Eléphant, la cathédrale. Déjeuner d'une Norma dans une trattoria du marché. L'après-midi, la via Crociferi et le monastère des Bénédictins. Fin de journée sur la via Etnea jusqu'à la villa Bellini.

Deux jours. Le deuxième jour part à l'Etna. Départ le matin, retour en milieu ou en fin d'après-midi selon la formule. Le soir, dîner de poisson autour de la pescheria, qui se transforme en quartier de bars une fois les étals rangés.

Trois jours. Le troisième jour se joue à pile ou face entre Syracuse, qui est la plus belle journée possible depuis Catane, et Taormine, plus spectaculaire mais nettement plus fréquentée. En basse saison, prenez Taormine. En juillet et en août, prenez Syracuse.

Ce découpage suppose de dormir dans le centre. Depuis un hôtel du bord de mer ou des environs de l'aéroport, retirez une bonne heure par jour en trajets, ce qui fait tomber le programme d'une journée entière.

Au-delà de trois jours, Catane devient un camp de base plutôt qu'une destination : on ajoute Aci Trezza, le Circumetnea, Noto et Modica, ou on repart vers l'ouest de l'île.

Où dormir à Catane

Le centre historique se marche de bout en bout, y compris au retour du dîner, et c'est là qu'il faut dormir. Le triangle piazza del Duomo, via Etnea, via Crociferi met tout à moins de dix minutes à pied. Les alentours immédiats de la gare centrale sont moins chers et nettement moins agréables le soir. Le bord de mer, vers Ognina, est calme et bien desservi par les bus, mais impose un trajet à chaque sortie.

Un détail qui compte : le centre est en zone à trafic limité. Si vous arrivez en voiture de location, vérifiez que l'hébergement dispose d'un parking ou peut déclarer votre plaque, sous peine d'amende automatique. Notre page sur les ZTL en Italie explique le mécanisme.

Arriver à Catane et se déplacer

L'aéroport Catane-Fontanarossa (CTA) est à cinq kilomètres du centre, ce qui en fait l'un des aéroports italiens les mieux placés. Le bus Alibus relie le terminal à la gare centrale en 20 minutes pour 4 €, toutes les vingt à trente minutes. Un taxi officiel coûte 20 à 25 € pour un quart d'heure de trajet. Le détail des transferts et des compagnies figure sur notre fiche aéroport de Catane-Fontanarossa.

Une fois sur place, le centre se fait à pied et rien d'autre n'est nécessaire. Les bus AMT desservent les plages et la côte des Cyclopes. Le métro, une seule ligne, sert surtout aux habitants. Les trains régionaux partent de la gare centrale vers Syracuse, Taormine et Messine.

La voiture ne devient utile qu'à partir du moment où l'on quitte la Sicile orientale, et elle est alors indispensable : notre comparatif de la location de voiture en Italie détaille les pièges des agences siciliennes, dont la caution et le plein de carburant.

Combien coûte un week-end à Catane

PostePetit budgetConfortable
Nuit en centre historique50 à 70 €90 à 140 €
Petit-déjeuner (granita et brioche)3 €5 €
Déjeuner sur le pouce5 à 8 €15 €
Dîner15 à 20 €30 à 40 €
Excursion Etna0 € (Silvestri à pied)55 à 85 €
Transports sur place4 à 8 €25 € (taxis)

Un week-end de deux nuits à deux, hors vol, tient autour de 250 à 300 € en version économe et de 500 à 600 € en version confortable, excursion à l'Etna comprise. C'est nettement moins qu'un week-end équivalent à Florence ou à Venise, et l'écart se creuse encore sur la table.

Quand venir à Catane

Avril, mai, et de la mi-septembre à octobre. Ce sont les meilleures fenêtres : il fait entre 20 et 27 degrés, l'Etna est dégagé plus souvent, et la mer reste baignable dès la fin mai et jusqu'en octobre.

Juillet et août se paient cher, en chaleur comme en fréquentation : les pointes dépassent régulièrement 35 degrés, et la ville est bâtie en pierre noire qui restitue la chaleur toute la nuit. Si vous n'avez pas le choix, organisez les visites avant onze heures et après dix-sept heures.

L'hiver est doux, autour de 15 degrés en journée, et c'est la saison de la neige sur le volcan, donc du ski sur l'Etna. Le 3 au 5 février, la fête de sainte Agathe mobilise la ville entière autour d'une des plus grandes processions religieuses au monde : c'est extraordinaire à voir, et les hébergements sont réservés des mois à l'avance. Pour le reste du pays, notre page quand partir en Italie compare les saisons région par région.

Les pièges à éviter

  • Arriver un dimanche pour la pescheria. Le marché est fermé, et c'est la moitié de l'intérêt de la ville qui disparaît.
  • Monter à l'Etna en short et en baskets de ville. Il fait quinze degrés de moins en haut, avec du vent et du sable volcanique qui rentre partout.
  • Réserver l'excursion volcan pour le dernier jour. Si le sommet est fermé pour activité ou pour météo, il ne reste aucune marge de rattrapage. Placez-la tôt dans le séjour.
  • Entrer en voiture dans la ZTL. L'amende arrive par courrier plusieurs mois plus tard, majorée des frais de l'agence de location.
  • Manger sur la piazza del Duomo. Les terrasses de la place pratiquent des tarifs de vitrine. Trente mètres plus bas, autour du marché, on mange mieux pour moitié moins.
  • Sous-estimer les distances jusqu'à Taormine. Cinquante kilomètres, mais la montée finale jusqu'au village se fait en navette, et le retour du soir se remplit vite en été.

Pour comparer les formules selon la durée de votre projet, voir notre guide des assurances.

Questions fréquentes sur Catane

Est-ce que Catane est une belle ville ?

Oui, mais d'une beauté qui ne ressemble à aucune autre ville italienne. Catane a été rebâtie d'un seul jet après le séisme de 1693, en pierre de lave noire, ce qui lui donne un baroque sombre et massif inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2002. La via Crociferi et la piazza del Duomo valent n'importe quelle place du nord de l'Italie. En revanche, ce n'est pas une ville-décor : elle est dense, bruyante et par endroits mal entretenue. Ceux qui cherchent une carte postale seront déçus, ceux qui cherchent une ville vivante nettement moins.

Catane est-elle une ville dangereuse ?

Les vols à la tire et à l'arraché sont un problème réel, surtout autour de la gare, aux abords des marchés et dans les rues sombres du centre après minuit. La violence contre les visiteurs, elle, reste rare. Les précautions sont celles de n'importe quelle grande ville méditerranéenne : pas de téléphone à la main sur le trottoir, pas de sac ouvert dans la foule, rien de visible dans une voiture garée. Le quartier de San Berillo se traverse en journée et s'évite la nuit ; le reste du centre se marche tranquillement le soir.

Pourquoi Catane est-elle si sale ?

Il y a deux choses distinctes derrière cette réputation. La gestion des déchets est un point faible ancien, visible surtout en dehors du centre historique. Mais l'essentiel de ce que les visiteurs prennent pour de la crasse est optique : la ville entière est bâtie en pierre de lave noire, et l'Etna y dépose régulièrement une fine poussière volcanique qui recouvre trottoirs, voitures et façades. Une ville noire couverte de cendre noire ne paraîtra jamais éclatante, même nettoyée le matin même.

Est-il possible de se baigner à Catane ?

Oui, de fin mai à début octobre, et de trois manières. La Playa, au sud vers l'aéroport, offre plusieurs kilomètres de sable fin avec des lidi payants autour de 10 à 20 euros la journée et des portions libres entre eux. San Giovanni Li Cuti est une petite anse de galets noirs en pleine ville, pratique en fin d'après-midi. Enfin, la côte des Cyclopes, d'Aci Castello à Aci Trezza, propose des plateformes de basalte d'où l'on saute directement dans une eau très claire : c'est la plus belle baignade des environs.

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