Visiter les Abruzzes : trois parcs nationaux à 2 h de Rome, les ours marsicans, Rocca Calascio, Scanno, la Costa dei Trabocchi et le ski le moins cher. La région protège un tiers de son territoire et reste à l'écart des circuits du centre de l'Italie. Elle se joue sur 2 900 mètres de dénivelé, entre le Corno Grande et les plages de l'Adriatique, et se parcourt en voiture.
Que voir dans les Abruzzes : les incontournables
La région tient dans un rectangle de 130 kilomètres sur 100, coincé entre les plus hauts sommets des Apennins et l'Adriatique. Un tiers du territoire y est protégé, ce qui lui vaut d'être présentée comme la région la plus verte d'Europe. Voici ce qui justifie le détour, de la montagne à la mer.
| Site | Où | Ce qu'on y fait | Temps sur place |
|---|---|---|---|
| Campo Imperatore | Gran Sasso, 40 min de L'Aquila | Le plateau d'altitude surnommé le petit Tibet, randonnées et route panoramique | Une demi-journée |
| Rocca Calascio | Au-dessus de la plaine de Navelli | La forteresse la plus haute des Apennins, à 1 460 m | 2 h avec la montée |
| Lac de Barrea | Parc national des Abruzzes | Eau turquoise, villages perchés, sentiers à ours | Une journée |
| Santo Stefano di Sessanio | Versant sud du Gran Sasso | Village médiéval en pierre blonde, restauré en albergo diffuso | 2 h |
| Scanno et les gorges du Sagittaire | Sud-ouest de Sulmona | Un lac en forme de coeur et une route taillée dans la faille | Une demi-journée |
| Costa dei Trabocchi | Entre Ortona et Vasto | 42 km de piste cyclable sur l'ancienne voie ferrée, criques, trabocchi | Une à deux journées |
| Grottes de Stiffe | San Demetrio ne' Vestini | Une rivière souterraine et ses cascades, visite guidée d'une heure | 1 h 30 |
| Sulmona | Vallée Peligna | L'aqueduc médiéval, la ville d'Ovide et les dragées | 2 h |
| Civitella del Tronto | Frontière des Marches | L'une des plus vastes forteresses d'Europe, 25 000 m2 | 2 h |
| Pescara | Côte adriatique | L'aéroport, la plus longue plage de la région, les bars du front de mer | Une soirée |
Aucun de ces sites ne se visite confortablement en transports en commun. Les Abruzzes se parcourent en voiture, et c'est la première décision à prendre avant de réserver quoi que ce soit. Nos conseils pour louer une voiture en Italie valent particulièrement ici : les routes de montagne sont étroites, les stations-service se raréfient au-dessus de 1 200 mètres et le GPS fait régulièrement passer par des pistes carrossables qu'il vaut mieux refuser.
Un point à savoir avant de réserver : il n'y a pas de ville d'art majeure dans les Abruzzes. L'Aquila, le chef-lieu, a été gravement touchée par le séisme d'avril 2009 et se reconstruit encore, monument par monument. Ce qui se visite ici, ce sont des paysages et des villages, pas des musées. C'est aussi pour cette raison que la région reste hors des circuits, à deux heures de Rome.
Les trois parcs nationaux des Abruzzes
Trois parcs nationaux, un parc régional et plus de trente réserves tiennent sur un territoire à peine plus grand que la Corse. Les trois parcs n'ont ni la même géographie, ni les mêmes accès, ni le même public.
| Parc | Surface | Point culminant | Base conseillée | Ce qui s'y voit |
|---|---|---|---|---|
| Gran Sasso et Monti della Laga | 150 000 ha | Corno Grande, 2 912 m | L'Aquila ou Castel del Monte | Campo Imperatore, le glacier du Calderone, Rocca Calascio |
| Majella | 74 000 ha | Monte Amaro, 2 793 m | Sulmona ou Caramanico Terme | Canyons, ermitages creusés dans la roche, géoparc mondial UNESCO |
| Abruzzes, Latium et Molise | 50 000 ha | Monte Petroso, 2 249 m | Pescasseroli ou Villetta Barrea | Hêtraies, loups, chamois des Abruzzes et ours marsicans |
Le Gran Sasso est le plus spectaculaire des trois. Le Corno Grande culmine à 2 912 mètres et abrite le Calderone, le glacier le plus méridional d'Europe, aujourd'hui réduit à un névé de quelques hectares que les glaciologues suivent d'été en été. En dessous s'étend Campo Imperatore, un plateau de vingt kilomètres de long où paissent encore des troupeaux et où l'on a tourné une bonne partie des westerns italiens des années 1960. La route qui y monte depuis Fonte Cerreto est ouverte de mai à octobre, et l'hôtel du plateau est celui où Mussolini a été détenu à l'été 1943 avant d'en être exfiltré par un planeur allemand. Le téléphérique de Fonte Cerreto évite les vingt-deux kilomètres de lacets aux conducteurs que la montagne rend nerveux.
La Majella joue une autre partition. Moins de panoramas ouverts, davantage de gorges et d'ermitages : les moines y ont creusé des chapelles à flanc de falaise, dont San Bartolomeo in Legio, accessible par un escalier taillé dans la roche. Le massif est classé géoparc mondial UNESCO depuis 2021. La vallée de l'Orfento, au-dessus de Caramanico Terme, en donne le meilleur aperçu en une demi-journée de marche, et l'accès aux sentiers les plus fragiles se réserve gratuitement auprès de la maison du parc, la veille au plus tard. C'est aussi le massif où l'on croise le plus souvent des chamois des Abruzzes, réintroduits dans les années 1990 et aujourd'hui quelques centaines.
Le parc national des Abruzzes, Latium et Molise, créé en 1922, est le plus ancien du pays avec celui du Grand Paradis. Il est aussi le plus petit et le plus boisé, couvert de hêtraies dont certaines parcelles sont classées au patrimoine mondial. C'est le seul des trois où la faune se voit vraiment, et beaucoup de visiteurs ne viennent que pour ça.

Voir les ours bruns marsicans
L'ours brun marsican ne vit nulle part ailleurs sur Terre. Le recensement génétique publié en juillet 2026 en a dénombré 81 individus, 43 femelles et 38 mâles, répartis sur 6 000 km2 d'Apennin central. Une quinzaine vivent désormais hors des limites historiques du parc, premier signe d'expansion depuis des décennies. La sous-espèce reste classée en danger critique : une population de cette taille se joue à quelques femelles reproductrices près, et la première cause de mortalité reste la route.
On ne croise pas un ours par hasard. Les observations se font à l'aube ou au crépuscule, à la jumelle, depuis les pentes qui dominent Pescasseroli, Villetta Barrea et Civitella Alfedena, quand les animaux descendent vers les vergers abandonnés. La saison utile va de la mi-août à la fin octobre, période où les pommiers laissés à l'abandon et les nerpruns portent leurs fruits et attirent les ours vers le fond de vallée.
Les guides du parc organisent des sorties d'observation qui partent en fin d'après-midi et rentrent à la nuit. Compter environ 35 euros pour six heures au départ de Pescasseroli, jumelles fournies. Aucun guide sérieux ne garantit l'animal, et c'est bon signe : ceux qui promettent l'ours à coup sûr appâtent, ce qui est interdit et condamne à terme l'animal habitué.
Pour voir de la faune sans dépendre de la chance, la marche guidée de Villetta Barrea, deux heures pour une dizaine d'euros, traverse des prairies où les cerfs se laissent approcher à cinquante mètres en septembre, pendant le brame. Le musée de l'ours de Civitella Alfedena, minuscule mais bien fait, complète la sortie par temps de pluie et explique pourquoi l'espèce ne se déplace pas ailleurs.
Trois règles s'appliquent partout dans le parc : rien de comestible laissé dehors ou dans un coffre entrouvert, pas de drone, et on ne s'approche jamais à moins de cent mètres d'une femelle suivie d'oursons. Un ours qui s'habitue aux poubelles d'un village finit capturé, et le parc en perd un de plus.
Les plus beaux villages des Abruzzes
La région compte une vingtaine de villages classés parmi les plus beaux d'Italie, souvent perchés entre 700 et 1 300 mètres. Quatre valent qu'on organise sa journée autour d'eux.
- Santo Stefano di Sessanio, à 1 250 mètres sur le versant sud du Gran Sasso. Village de pierre blonde presque vidé de ses habitants dans les années 1990, racheté maison par maison et transformé en albergo diffuso : les chambres d'hôtel sont dispersées dans les anciennes habitations du bourg, sans enseigne ni réception centrale. On y cultive une lentille minuscule, protégée par un présidium Slow Food, qui se retrouve sur toutes les cartes des environs.
- Rocca Calascio, dix minutes plus loin. La forteresse se dresse à 1 460 mètres, sans toit ni murs pleins, avec une vue circulaire sur la plaine de Navelli et la vallée du Tirino. C'est la plus haute d'Italie et l'une des plus filmées du pays. L'entrée est libre, au chapeau. En été la route est fermée aux voitures et il faut laisser le véhicule à Calascio pour prendre la navette, 4 euros l'aller-retour, toutes les vingt minutes de 9 h à 18 h. Hors saison, les places de stationnement dans les lacets partent avant 9 h 30 le week-end.
- Scanno, au-dessus de son lac en forme de coeur, que les photographes cadrent depuis un sentier balisé sur le versant est. Le village a gardé un costume traditionnel que quelques femmes âgées portent encore au quotidien, et une orfèvrerie locale, la presentosa. On y arrive par les gorges du Sagittaire, dix kilomètres de route taillée dans une faille verticale, à faire de jour.
- Pacentro, trois tours crénelées au-dessus de la vallée Peligna, à vingt minutes de Sulmona. Le village le moins fréquenté des quatre, et le meilleur endroit pour déjeuner sans avoir réservé.
Sans voiture, une excursion guidée à la journée relie Santo Stefano di Sessanio et Rocca Calascio. C'est la seule façon raisonnable d'enchaîner les deux depuis Rome dans la journée, mais le tarif est celui d'une sortie privée et le rapport qualité-prix ne se défend qu'à plusieurs.
À une heure de là, les grottes de Stiffe offrent l'alternative par mauvais temps : une rivière souterraine qui ressort à flanc de montagne, des cascades intérieures et une passerelle qui les longe. 14 euros l'entrée, 12 en tarif réduit, visite guidée d'environ une heure, à 10 degrés toute l'année. Il faut se présenter vingt minutes avant le créneau choisi, et prévoir une veste même en août.

La Costa dei Trabocchi et les plages
Les Abruzzes alignent 130 kilomètres de littoral sur l'Adriatique. Au nord de Pescara, ce sont de longues plages de sable et des stations familiales : Giulianova, Roseto degli Abruzzi, Silvi Marina, Montesilvano. Les établissements balnéaires y sont serrés, les tarifs raisonnables et l'eau peu profonde sur cinquante mètres, ce qui convient aux familles et lasse tout le monde au bout de trois jours. Au sud d'Ortona commence autre chose.
La Costa dei Trabocchi doit son nom aux trabocchi, ces plateformes de pêche en bois posées sur pilotis à quelques mètres du rivage, avec leurs longs bras qui manoeuvrent un filet carré au-dessus de l'eau. Une quarantaine subsistent entre Ortona et Vasto, dont plusieurs restaurés par les familles qui les exploitaient. Une partie a été convertie en restaurants : on dîne sur la plateforme, au-dessus de l'eau, sur un menu unique de poisson à 50 ou 60 euros, et il faut réserver plusieurs jours à l'avance en juillet et en août.
Depuis 2023, l'ancienne voie ferrée adriatique, désaffectée après le déplacement de la ligne à l'intérieur des terres, est devenue la Via Verde : 42 kilomètres de piste cyclable plate et goudronnée, d'Ortona à Vasto Marina, à travers sept communes, tunnels éclairés compris. C'est l'une des plus longues pistes cyclables d'Italie, et elle ne quitte presque jamais la vue sur la mer. Les criques accessibles depuis la piste, Punta Aderci, Punta Penna, Ripari di Giobbe, alternent galets et sable grossier, avec une eau nettement plus claire qu'au nord de Pescara.
Un vélo se loue à partir de 20 euros la journée en électrique, ou en sortie guidée de cinq heures jusqu'à Punta Aderci. La piste est plate, mais l'aller-retour intégral fait 84 kilomètres : sur un vélo musculaire, mieux vaut viser un tronçon et revenir en train, les gares de la ligne côtière étant à quelques centaines de mètres du parcours.

Itinéraire de 4 jours au départ de Rome
Quatre jours suffisent à voir la montagne et la mer, à condition de ne pas revenir sur ses pas. Cet enchaînement traverse la région d'ouest en est, en dormant chaque nuit dans un endroit différent.
- Jour 1, Rome vers le Gran Sasso. Départ tôt, A24 jusqu'à L'Aquila, 1 h 30. Déjeuner dans la vieille ville, largement reconstruite depuis le séisme de 2009. L'après-midi, montée à Campo Imperatore par Fonte Cerreto et marche facile sur le plateau, jusqu'à l'observatoire ou au lac de Pietranzoni. Nuit à Santo Stefano di Sessanio ou à Castel del Monte.
- Jour 2, les villages et la plaine de Navelli. Rocca Calascio au lever du jour, avant les premiers cars. Descente sur Navelli, terre du safran DOP de L'Aquila, puis grottes de Stiffe en début d'après-midi. Route sur Sulmona en fin de journée, le temps de voir l'aqueduc et d'acheter des dragées. Nuit à Sulmona.
- Jour 3, le parc national et les ours. Gorges du Sagittaire et Scanno le matin, puis passage à Villetta Barrea et au lac de Barrea, où l'on s'arrête plus longtemps que prévu. Fin d'après-midi consacrée à l'observation de la faune, avec ou sans guide. Nuit à Pescasseroli ou à Civitella Alfedena.
- Jour 4, la mer. Traversée de la Majella vers l'est, arrêt à Caramanico Terme ou dans l'un des ermitages de la vallée de l'Orfento. Arrivée sur la Costa dei Trabocchi en début d'après-midi, vélo ou baignade, dîner sur un trabocco. Retour à Rome par l'A25 en 2 h 45 depuis Fossacesia, ou vol depuis Pescara.
Avec une semaine, on ajoute Civitella del Tronto au nord, un aller-retour sur la Transiberiana d'Italia depuis Sulmona et deux jours de randonnée sur la Majella. Pour combiner les Abruzzes avec le reste du pays, notre sélection d'itinéraires en Italie propose des parcours de 7 à 14 jours.
Skier dans les Abruzzes
La région porte les principales stations de ski de l'Italie centrale et méridionale. Les domaines sont modestes à l'échelle alpine, mais les forfaits coûtent nettement moins cher que dans les Dolomites, et les pistes sont à deux heures de Rome au lieu de six.
| Station | Altitude | Forfait jour adulte | Depuis Rome | Pour qui |
|---|---|---|---|---|
| Roccaraso - Rivisondoli (Alto Sangro) | 1 250 à 2 140 m | 58 à 60 euros en haute saison | 2 h 15 | Le plus grand domaine du centre-sud, une centaine de kilomètres de pistes |
| Ovindoli | 1 375 à 2 056 m | 46 euros | 1 h 30 | Dénivelé réel et vue sur le Velino |
| Campo Felice | 1 420 à 2 064 m | 45 euros | 1 h 30 | Familles et week-ends à la journée |
| Campo Imperatore | 2 130 m | Tarif journalier variable | 2 h | Ski de randonnée et hors-piste |
À titre de comparaison, une journée dans les Dolomites dépasse 80 euros en haute saison, et le trajet depuis Rome coûte une journée de vacances à l'aller comme au retour. Le calcul tient surtout pour un week-end : sur une semaine complète, l'enneigement plus irrégulier des Apennins devient un vrai risque, et janvier reste le mois le plus sûr. Les stations tournent presque toutes à la neige de culture en décembre.
La curiosité ferroviaire de la région circule justement l'hiver. La Transiberiana d'Italia relie Sulmona à Castel di Sangro sur une ligne historique qui grimpe de 328 mètres à 1 268 mètres à la gare de Rivisondoli-Pescocostanzo, la troisième plus haute d'Italie. Les trains touristiques circulent une dizaine de dates par saison, de 60 à 75 euros selon la formule, visites et excursions comprises, et se remplissent dès l'ouverture des réservations.
Que manger dans les Abruzzes
La cuisine locale est pastorale avant d'être maritime, et elle ne ressemble à aucune autre cuisine régionale italienne. Le mouton y tient la place que le porc occupe en Émilie.
- Les arrosticini, des brochettes de mouton coupé au carré, grillées par dizaines sur un brasero étroit appelé fornacella, et mangées à la main directement sur la pique. C'est le plat identitaire de la région, servi partout à l'intérieur des terres, souvent vendu par vingt et facturé à l'unité.
- Les maccheroni alla chitarra, des pâtes coupées en poussant la pâte sur un cadre de bois tendu de fils d'acier, la chitarra. Servis au ragoût d'agneau ou aux pallottine, des boulettes de la taille d'une noisette.
- Le safran de L'Aquila, cultivé sur le plateau de Navelli depuis le XIIIe siècle et protégé par une DOP. Il se récolte à la main en trois semaines d'octobre, fleur par fleur, ce qui explique son prix au gramme.
- Les confetti de Sulmona, les dragées d'amande que toute l'Italie achète pour les mariages et les baptêmes, fabriquées ici depuis le XVe siècle et montées en bouquets de fleurs dans les vitrines du corso.
- Le Montepulciano d'Abruzzo, rouge charnu et bon marché, et sa version rosée, le Cerasuolo, qui accompagne mieux le poisson des trabocchi. Côté Chieti, une visite de moulin à huile avec dégustation, autour de 35 euros, occupe une fin de matinée.
Deux détails pratiques : dans l'intérieur, beaucoup de restaurants ne servent qu'un service par soir, à 20 h, et ferment le lundi. Et l'addition y reste basse, entre 25 et 35 euros par personne avec du vin, y compris dans les agriturismi que les guides citent.
Aller dans les Abruzzes depuis Rome
La région se colle à Rome par l'autoroute, et c'est son principal atout face à la Toscane ou aux Pouilles.
- En voiture, l'A24 relie Rome à L'Aquila en 1 h 30 pour 120 kilomètres, et l'A25 pousse jusqu'à Pescara en 2 h 30. Les deux enchaînent des tunnels longs et des viaducs hauts, peu agréables par vent fort. C'est le mode de transport à privilégier sans hésiter.
- En bus, les autocars TUA partent de Rome Tiburtina à une cadence proche de l'heure et déposent à L'Aquila Collemaggio en 1 h 40, pour une quinzaine d'euros. Ils desservent aussi Sulmona, Avezzano et Pescara, et restent la meilleure option sans voiture.
- En train, c'est le maillon faible. Rome-Pescara demande 3 h 30 à 4 heures par la ligne intérieure via Sulmona, et il n'existe pas de liaison directe vers L'Aquila.
- En avion, l'aéroport des Abruzzes, à Pescara, reçoit des vols low cost européens. Depuis la France, passer par Rome reste plus simple et bien plus fréquent, quitte à louer la voiture à Fiumicino.
Une fois sur place, la voiture devient indispensable dès qu'on quitte la côte. Les villages de montagne sont reliés par des bus scolaires qui ne circulent ni le dimanche ni pendant les vacances, et le dernier passage tombe souvent avant 14 h.
Où dormir dans les Abruzzes
Le choix se joue entre trois bases, et elles ne servent pas le même séjour. Autour de L'Aquila pour le Gran Sasso, les villages et les grottes, où se trouvent les alberghi diffusi installés dans les bourgs restaurés. Pescasseroli ou Villetta Barrea pour le parc national et la faune, où l'offre est surtout familiale et se remplit entièrement en août. La côte, entre Ortona et Vasto, pour la Via Verde et les plages, avec des tarifs qui doublent en juillet et en août.
Deux formules locales méritent le détour : les alberghi diffusi, ces hôtels éclatés dans les maisons d'un village, et les agriturismi de montagne, qui servent souvent le meilleur repas du séjour pour le prix d'une pizzeria. En haute saison, une nuit minimum de deux ou trois jours est fréquemment imposée sur la côte.
Quand partir dans les Abruzzes
L'altitude commande tout. Entre la plage de Vasto et le Corno Grande il y a 2 900 mètres de dénivelé, et les deux ne se visitent pas à la même saison.
- Mai et juin : la meilleure fenêtre. Les prairies d'altitude fleurissent, les routes de montagne rouvrent, la côte est vide et les prix restent bas.
- Juillet et août : la côte se remplit d'Italiens, l'intérieur reste respirable. C'est la seule période où les refuges d'altitude et les navettes fonctionnent tous les jours, et le bon moment pour monter à 1 500 mètres aux heures chaudes.
- Septembre et octobre : la saison des ours, du brame et des hêtraies rousses. La mer reste baignable jusqu'à la mi-septembre, et les prix chutent dès le 1er.
- De décembre à mars : ski, neige sur les villages, mais des cols fermés et beaucoup de restaurants à l'arrêt à l'intérieur des terres.
- Novembre et avril : à éviter. Ni neige sûre, ni sentiers d'altitude ouverts, et la moitié des hébergements de montagne ferment.
Pour caler ces fenêtres avec le reste du pays, voir quand partir en Italie région par région. Et pour situer les Abruzzes parmi les vingt régions d'Italie, notre guide complet compare leur caractère et leur chef-lieu.
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Questions fréquentes sur Abruzzes
Quelle est la plus belle ville des Abruzzes ?
Aucune ville des Abruzzes ne rivalise avec Florence ou Sienne : la région se visite pour ses villages, pas pour ses villes. Sulmona, avec son aqueduc médiéval et sa place du marché, est la plus agréable à parcourir à pied. L'Aquila, le chef-lieu, se reconstruit encore après le séisme de 2009. Si l'on parle de beauté pure, ce sont Santo Stefano di Sessanio et Scanno qu'il faut viser.
Qu'est-ce que les Abruzzes en Italie ?
Les Abruzzes sont une région du centre-est de l'Italie, chef-lieu L'Aquila, coincée entre les plus hauts sommets des Apennins et la mer Adriatique. Elle compte 1,3 million d'habitants, trois parcs nationaux et un tiers de son territoire protégé, l'une des proportions les plus fortes d'Europe. Rome est à 1 h 30 par l'autoroute A24.
Quels sont les plus beaux villages des Abruzzes ?
Santo Stefano di Sessanio pour sa pierre blonde et son albergo diffuso, Rocca Calascio pour sa forteresse à 1 460 mètres, Scanno pour son lac en forme de coeur et son costume traditionnel, Pacentro pour ses trois tours crénelées. Civitella del Tronto et Pescocostanzo complètent la liste au nord et au sud.
Quelle est la spécialité culinaire des Abruzzes ?
Les arrosticini, des brochettes de mouton coupé au carré et grillées sur un brasero étroit, souvent commandées par vingt. Viennent ensuite les maccheroni alla chitarra, le safran DOP de Navelli, les dragées de Sulmona et le Montepulciano d'Abruzzo. Sur la côte, le poisson se mange sur les trabocchi.
Combien de jours faut-il pour visiter les Abruzzes ?
Quatre jours suffisent à voir la montagne et la mer en traversant la région d'ouest en est sans revenir sur ses pas. Une semaine permet d'ajouter la Majella, la Transiberiana d'Italia et deux jours de randonnée. En dessous de trois jours, mieux vaut se limiter au Gran Sasso et aux villages.
Peut-on voir des ours dans les Abruzzes ?
Oui, mais sans garantie. L'ours brun marsican ne vit que là, et le recensement de juillet 2026 en compte 81. Les observations se font à la jumelle, à l'aube ou au crépuscule, autour de Pescasseroli et de Villetta Barrea, de la mi-août à la fin octobre. Les guides du parc organisent des sorties d'environ six heures pour 35 euros.







